Top 7 des meilleurs albums goth rock de tous les temps

Top 7 des meilleurs albums goth rock de tous les temps

En tant que gothique, nous avons jugé utile de présenter ce classement. Avant de commencer, nous précisons que ce classement a été réalisé par notre équipe, et que bien sûr chacun est libre d'avoir son propre classement. D'ailleurs, n'hésitez pas à nous envoyer le vôtre en commentaire.

Sans plus attendre, voici le classement :

7/ 1981 - Siouxsie et les Banshees – Juju

Émergeant de la vague punk primordiale en 1976 et se tournant finalement vers son propre genre de néo-psychedélie avec "A Kiss in the Dreamhouse" en 1982, Siouxsie and the Banshees a pleinement embrassé ses penchants gothiques en 1981 avec Juju. Ils avaient toujours semblé y être prédestinés, entre les lignes de basse proéminentes de Steve Severin et les hurlements théâtraux de Siouxsie Sioux (pour ne rien dire de son allure si démoniaque). Mais alors que "Spellbound" et "Arabian Knights" sont des chefs-d'œuvre de pop sombre, les Banshees se lancent dans des territoires encore plus sinistres sur des morceaux tels que "Voodoo Dolly" et "Night Shift", où tout le groupe plonge dans de longues jams gothiques, poussé par les rythmes tribaux du batteur Budgie et sous la menace des lignes de guitare écorchée de John McGeoch. Tout cela fait partie d'un ensemble qui, malgré les choix créatifs ultérieurs du groupe (un groupe gothique ne devrait jamais reprendre les Beatles), s'est avéré être une pierre angulaire influente du genre.

 6/ 2006 - Scott Walker - The Drift

Les années "pop idol" de Scott Walker étaient loin derrière lui en 2006, ensevelies sous une série d'albums de plus en plus ésotériques, de déclin commercial et avec un héritage artistique certain. Puis, après 11 ans de mutisme, il est réapparu avec The Drift, son album le plus sombre et le plus étrange à ce jour. C'est l'album qui l'a remis sur la carte en tant que grand compositeur, qui a établi ses références en tant que créateur de musique gothique. The Drift, ce sont 10 morceaux inquiétants, qui échappent aux structures et à l'instrumentation des chansons traditionnelles. C'est un album gothique dans sa noirceur et son impénétrabilité, marié à la maîtrise indéniable de Walker pour détruire la structure de la pop et la reconstruire à sa propre image de morosité et de pressentiment.

5/ 1987 - The Sisters of Mercy – Floodland

Floodland est le deuxième album des Sisters of Mercy, qui s'appuie sur les éléments à succès de "First and Last and Always", mais qui diverge un peu dans sa portée et son ressenti. "Lucretia My Reflection" est si inspirante que la chanson a probablement donné naissance à des milliers de pseudos de filles gothiques en ligne. La ligne de basse mémorable et le start-stop entre le couplet et le refrain obligent tout le monde à s'installer sur le parquet. Et l'effrayant "Lucretia, my reflection/ Dance the Ghost with me", presque chuchoté, en fait un hymne gothique classique.

 4/ 1996 - Black Tape for a Blue Girl – Remnants of a Deeper Purity

De tous les albums de cette liste, aucun n'est plus sensible ou plus beau que Remnants of a Deeper Purity. Avec Sam Rosenthal en tête d'affiche, l'album contient une multitude de chansons longues et difficiles, dont la pièce maîtresse de 26 minutes "For You Will Burn Your Wings upon the Sun". Mêlant les synthés au violon de Vicki Richards et au violoncelle de Mera Roberts, Rosenthal a créé quelque chose de plus que du rock. Avec Oscar Herrera et Lucian Casselman au chant, ces neuf chansons sont gothiques jusqu'au bout : elles sont d'une beauté sombre, douloureuses et mélancoliques. Lorsque l'album "I Have No More Answers" s'achève, vous avez l'impression que Rosenthal vous a fait voyager, vous faisant flotter dans un royaume de tristesse obscure et une atmosphère électronique qui s'étend à l'infini.

 3/ 1984 - This Mortal Coil – It’ll End in Tears

C'est au patron de 4AD, Ivo Watts-Russell, que l'on doit cette excellente idée : créer un super groupe composé de différents membres de la liste de talents de son label. Le projet, connu sous le nom de This Mortal Coil, devait sortir trois longs métrages parmi d'autres, mais le premier, It'll End in Tears, est le modèle à suivre pour juger les autres. En attendant, l'interprétation de "Song to the Siren" de Buckley, ici jouée par Robin Guthrie et Liz Fraser (dans une performance vocale intelligible rare), menace de devenir la norme, tout comme la version plus jeune de "Hallelujah" de Buckley éclipse maintenant même l'original. Ailleurs, l'album dérive à travers une collection d'originaux épurés, parfaits pour terminer une nuit d'été seul dans son lit.

2/ 1989 - The Cure – Disintegration

Le "suicide commercial" est peut-être une description de l'esthétique musical de The Cure au fil des ans, mais c'est en fait ainsi que Fiction Records, leur label de l'époque, voyait Disintegration. Après une série d'albums de plus en plus orientés vers la pop (et populaires), le leader du groupe, Robert Smith, est tombé dans une profonde dépression et c'est ainsi qu'est né l'un des plus grands albums de goth rock. Au milieu de la crise de la quarantaine de Smith et du conflit qui couvait au sein du groupe, les 12 titres de Disintegration se sont formés comme des puits profonds, presque caverneux, de son et d'obscurité, avec l'état d'esprit sombre du chanteur qui s'échappe des profondeurs de la chanson titre, le romantisme ardent de "Pictures of You" et le chatoiement éclatant de "Plainsong". Smith n'a jamais semblé aussi blessé et prêt à s'engager dans l'émotion que sur "Disintegration", et à juste titre : c'est le son d'un homme désespéré de créer un chef-d'œuvre alors qu'il est encore jeune et triste. C'est un album épique, un tournant décisif par rapport aux créations pop complexes que le groupe avait récemment produites, un album qui n'a pas peur de s'enfoncer dans la tristesse et la beauté à tour de rôle.

 1/ 1980 - Joy Division - Closer

Non pas que l'album Closer de Joy Division ait eu besoin de tant d'aide pour rehausser sa belle et brillante morosité, mais c'est exactement ce qui lui a été accordé à sa date de sortie. L'album entier prend la teinte d'un linceul traîné dans la poussière de charbon. La musique et les paroles, toutes deux merveilleusement réalisées, se fondent parfaitement et pourtant paradoxalement semblent souvent en désaccord, se poignardant presque l'une l'autre au cours d'une chanson. Il y a une tension spectaculaire dans l'ensemble de l'œuvre, ce qui ajoute de la grandeur à la romantisation de la peine par le goth rock. Même sans l'histoire édifiante de Curtis, il est clair que ce n'est pas seulement un assemblage semi-aléatoire de chansons, c'est le portrait d'une âme en décomposition. C'est aussi beau et dangereux qu'un monstrueux nuage d'orage qui s'abat sur nous et qui nous avertit par des coups de tonnerre.

Alors, qu'avez vous pensez de ce classement ? N'hésitez pas à nous partager le votre en commentaire !

 


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